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Crée en 1968 suite au regroupement de quelques familles, , la communauté à une existence
juridique sous la forme d'association depuis 1998. Sa population
totale est de 60 familles indiennes soit 300 personnes. Elle est regroupée sur un
terrain de 460 hectares le long du fleuve Arajuno et dispose d'une forêt primaire de 2500
hectares.
situation géographique
Les indiens Kichwas, comme ceux de la communauté de Campo Cocha appartiennent à une culture séculaire, ancestrale. A 95% ils vivent de la forêt, c'est leur " garde manger, frigidaire". Par le contact avec le monde occidental, ils ont modifié leur comportement vestimentaire en supprimant les vêtements traditionnels, mais ils gardent leur vision cosmique, la pratique de la médecine traditionnelle, le chamanisme, les coutumes et le Kichwa est la langue communément parlée au sein de la communauté. Il y a moins d'une génération ils se sont regroupés en communauté, selon une volonté du gouvernement, ils vivaient auparavant dispatchés en foret. Ce sont en majorité des chasseurs, pêcheurs et cultivateurs et depuis peu ils se lancent dans des activités économiques modernes comme l'agriculture et le tourisme. Cependant ils manquent de formation, de vision à long terme pour s'insérer dans le monde moderne, d'où leur équilibre entre ses 2 cultures.
Suite aux visites effectuées au sein des 60 familles de la communauté de Campo Cocha en septembre-octobre 2004, un ensemble de formations et d'ateliers commencé à voir le jour.
Les objectifs de ces atelier sont :
- Que la population reprenne conscience de l'intérêt
socio-économique et médical des plantes médicinales
- Que la majorité de la communauté détienne de nouveau le réflexe de soigner les pathologies de base avec les plantes.
Pour cela de nombreuses réunions, discussions avec les
" guérisseurs , tradipraticiens" et les personnes intéressées de la
communauté ont lieu. Des ateliers " cuisine " sont
réalisés pour mettre en pratique la connaissance pour
l'élaboration de remèdes.
Actuellement nous sommes en train d'élaborer un feuillet sur les
plantes médicinales, sur la connaissance de
la population de Campo Cocha et l'élaboration d'un jardin botanique
de plantes médicinales.

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Construction d’une « maison de plantes médicinales »
au sein du terrain des cabanes Nanambiiki et
de signalétiques environnementales avec l’aide d’un étudiant du collège de la communauté qui
prépare une thèse « refaire prendre conscience au membre de sa communauté de leurs connaissances
ancestrales de leur environnement par le biais des plantes médicinales ». Volonté de réalisation
de feuillets sur le sujet pour les distribuer aux différentes familles de la communauté.
C'est sur les 3 constats suivants : l'insuffisance et mauvaise utilisation des latrines classiques (système à eau), le manque d'eau et les problèmes d'hygiènes que la création d'une latrine écologique sèche (séparation des sels et urines qui servent d'engrais et de fertilisants pour les plantations) a été mise en place au sein de Campo Cocha avec l'objectif suivant : La réalisation d'un prototype dans le but que la population la teste et si les résultats sont concluants, chercher d'autres financements pour équiper l'ensemble des familles.

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Grâce à l'intervention d'indiens quechua qui travaillent depuis de nombreuses années sur la revalorisation de la culture et la mise en place de projets de développement au sein des communautés indiennes, des discussions sur la revalorisation de la culture sont organisées au sein de la communauté. Ateliers réalisés pour les adultes et les enfants.

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Des Discussions sur différents thèmes au sein de l’école de campo cocha et de la communauté avec
différents intervenants ont lieu :
Des discussions de sensibilisations et d’informations sont toujours très importantes et attendues
par la communauté, cette année nous avons mentionné les termes de la revalorisation de soi et de
l’éducation à l’environnement.
Depuis fin 2006, nous menons un partenariat avec une MJC de Paris sur le thème de l’échange de
culture par le biais de la réalisation d’un journal que nous élaborons et envoyons en France tandis
que la MJC nous transmet leurs journaux. Participation tous les mardi de 12 enfants de la
communauté âgés de 8 a 12 ans.Les différents thèmes abordés : citoyenneté, l’éducation à
l’environnement, prise de confiance etc...
Grâce au soutient de notre partenaire, la fondation équatorienne Jatun Sacha
(station de recherche biologique) une formation d'un an est actuellement dispensée
(3 jours par mois) au sein de la communauté de Campo Cocha selon les objectifs suivants :
- Apporter une formation en adéquation avec l'environnement de Campo Cocha : sur
la gestion durable de la forêt et des fincas (parcelles de terrains cultivées).
- Réaliser une formation dite " pratique " et avec une vision à long
terme : formation dans laquelle on met " la main à la terre " et d'une année
minimum.
Depuis début 2007, nous sommes en train d’élaborer un partenariat avec une association française qui fait de la randonnée arboricole pour continuer ce travail de revalorisation environnementale.
Réalisation d'un livre sur les objets du musée " Sacha Samay ",
de la famille Licuy de la communauté de Campo Cocha. Musée expliquant
les pièges traditionnels de chasse et de pêche et les objets de la culture
quechua.
Ce livre récapitulatif du musée à un double objectif
- Sensibiliser et laisser une trace écrite de la culture quechua pour les touristes et
la communauté elle-même.
- permettre à la famille Licuy d'améliorer leur vie et le musée
grâce à la vente de ce livre.
Téléchargez un extrait du livre du Musée :
Les ateliers d’artisanat mis en place en 2005, continuent a susciter l’intérêt de la
population. Le ministère de l’éducation qui finance maintenant le projet par le salaire d’un
professeur, a engagé un deuxième professeur pour l’aider à enseigner non seulement à quelques
adultes mais aussi aux enfants de l’école et aux jeunes du collège.
Construction d’une maison de l’artisanat au centre de la
communauté de Campo Cocha. L’objectif de cette maison d’artisanat est d’avoir un lieu de vente
propre à la population et ne plus faire du dépôt – vente aux cabanes Nanambiiki (toujours dans
notre souci de responsabiliser au maximum les personnes).
Le fonctionnement prévu est que l’association de la communauté achète pour un prix déterminé
l’artisanat et le revend un peu plus cher pour gagner un peu d’argent.
Son fonctionnement n’est pas encore mis en place faute de financement pour finir la construction
(a l’heure actuelle il manque la façade et le mobilier intérieur).
La volontaire américaine Julia va nous faire un don de 200 usd pour la poursuite du projet.
Projet touristique communautaire, Suite à la volonté de la communauté de recevoir en son nom des touristes, nous avons réussi a avoir des contacts avec quelques agences de voyages locales qui désiraient que leurs touristes passent une journée au sein d’une communauté. Actuellement nous aidons les volontaires de la communauté en formation, organisation et planification des séjours.
Voila 12 ans, qu'a 3 h de bus de Tena, 1h30 de pirogue et 3h de marche se trouve
une petite communauté de 60 personnes qui ont décidé de quitter leur
terre de la région de Chimborazo pour venir vivre en Amazonie isolé de tout.
Un professeur vient d'être muté dans cette école qui avait
été laissé à l'abandon. L'achat d'un tableau pour l'enseignement
été vital pour reprendre l'enseignement.
Parce que l'éducation est à la base de tout développement l'association
Amazanga et les cabanes Nanambiiki ont financé l'achat des matériaux du tableau
et ensemble, avec les pères de famille, le 24 mai 2005, nous l'avons construit au
grand bonheur des enfants.
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"Sensibiliser et éduquer les voyageurs dans leur découverte de la forêt amazonienne et de sa biodiversité au sein des cabanes touristiques locales " Nanambiiki ".
Malgré les atouts des cabanes Nanambiiki, la diversité et la richesse de l'offre
culturelle et éducative, l'authenticité de l'expérience et sa situation
géographique privilégiée, au cœur de la forêt Amazonienne, elles
détiennent des points faibles tel que le manque de visiteurs, le manque de moyens de
communication directs et de formation en langue étrangère.
Un plan d'action, dans le cadre de l'association Amazanga, est en cours de réalisation dans
l'objectif
d'améliorer cette offre touristique qui détient de nombreuses opportunités,
comme sa
proximité du fleuve et dela forêt primaire.
- Amélioration du produit existant :
Création supplémentaire de douches et toilettes, construction d'un réservoir
d'eau, canalisation d'eau, création d'un potager, amélioration de l'aspect visuel
du terrain, construcion d'une troisième cabane.
- Intensifier la communication dans tous les lieux de RDV des écotouristes par la
rédaction
d'une brochure, la réalisation d'une page web, d'un lexique Kichwa / Français,
la mise en place de
réseau entre les opérateurs de voyages solidaire et l'inévitable bouche à oreille.